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 camilla + hello from the overside.

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MessageSujet: camilla + hello from the overside.   Mar 1 Mar - 8:41

- Camilla Solano -
hello from the overside
PRÉNOM(S) + Mon prénom Camilla a été choisi par ma mère bien avant ma naissance. Depuis bien longtemps elle avait préparé une liste de prénoms qu'elle souhaitait absolument donner à ses enfants et le mien fut donc Camilla. Prénom que j'affectionne tout particulièrement. Je ne supporte d'ailleurs pas que des personnes cherchent des surnoms à me donner, mon prénom reste Camilla et personne n'a le droit de le déformer. Je n'ai jamais supporté les surnoms, même si pour ma part il m'arrive d'en donner aux autres. Pour autant que cela leur convienne bien évidemment. NOM(S) + Mon nom de famille vous parlera très certainement et cela pour plusieurs raisons. La famille Solano est effectivement bien connue de Londres en raison de la présence de cette famille depuis deux générations dans la ville, mais également de la création de cet hôtel de luxe, connu de tous. Donc forcément, vous avez déjà entendu parler de mon nom de famille. Cependant, les Solano sont également associés à un commerce nettement plus sombre et qui fait qu'aujourd'hui je ne parle plus à mon père, ni à mon grand frère. En effet les Solano possèdent un grand trafique de drogue à Londres et sont donc connus dans ce domaine très sombre et dont je ne voudrais pas trop parler. ÂGE + J'ai actuellement 27 ans, la trentaine s'approche à grand pas, mais ça ne m'effraye absolument pas. J'estime que ma vie se déroule parfaitement bien en ce moment et le fait de vieillir ne me pose donc pas de problèmes. DATE ET LIEU DE NAISSANCE + Je suis bien évidemment née exactement le même jour que ma soeur jumelle Malaya, à savoir le 28 juin, cinq minutes après elle. Evidemment elle ne manque jamais une occasion de me rappeler qu'elle est née avant moi et que je dois donc la respecter pour cela. ORIGINES ET NATIONALITÉ + Ma famille étant depuis deux générations à Londres, j'ai évidemment la nationalité anglaise à laquelle je tiens énormément. Etant née à Londres, je peux dire que je me sens vraiment anglaise ! Par contre, je n'oublie évidemment pas mes origines colombiennes qui sont évidemment très importantes pour moi. Il m'arrive encore parfois de parler espagnol, surtout avec ma famille. Bien que je sois beaucoup plus à l'aise pour parler en anglais. Mais j'aime mes origines et jamais je ne pourrais les renier. STATUT CIVIL + Je suis actuellement célibataire et pour le moment je pense que la situation n'est pas prête de changer. Bon évidemment, je ne peux pas cacher qu'il y a Aaron dont je suis tombée amoureuse et qui pourrait bien me tenter. Mais les choses sont pour le moins compliquées ! Donc pour le moment je reste célibataire et on verra ce que l'avenir me réserve. ÉTUDES/MÉTIER + Tout comme ma vie sentimentale, ma vie professionnelle est compliquée. Durant des années j'ai travaillé en tant que réceptionniste dans l'hôtel de mon père, très connu dans la ville. Et puis à côté, je travaillais également dans le commerce très illégal de mon papa également. Je m'occupais principalement de dealer pour mon père et de chercher d'éventuels nouveaux clients. Mais je dois dire que je n'ai jamais été la personne la plus impliquée de la famille dans ce commerce. Aujourd'hui cependant, j'en ai terminé avec tout ça. J'ai arrêté de travailler pour mon père il y a de ça une année environ et depuis quelques mois maintenant je suis propriétaire d'une pâtisserie. J'ai toujours rêvé de me mettre à mon compte et aujourd'hui c'est chose faite. TRAITS DE CARACTÈRE + amusante + bornée + ambitieuse + persévérante + jalouse + à l'écoute + généreuse + sensible + séductrice + mystérieuse + maniaque + susceptible GROUPE + big ben

   
Wreck of the day

   20 CHOSES À SAVOIR SUR MOI + 1. Lorsque je me lève le matin, la première chose que je fais c'est me servir une grande tasse de café, c'est ce qui m'aide à supporter ma journée 2. Bien que j'adore ma famille et que j'ai toujours accordé de l'importance à ce lien si particulier, je ne suis pas franchement en bon terme avec tout le monde ces derniers temps. Je ne parle plus à mon père, ni à mon frère. Il me reste tout de même Sara et avec Malaya, les choses sont compliquées. 3. J'ai travaillé pendant longtemps pour mon papa, autant dans son hôtel que dans son trafique de drogue et aujourd'hui je dois dire que je n'en suis pas très fière. A l'époque je crois que je me suis sentie obligée de rentrer dans le système, puisque mes soeurs et mon frère y était aussi. 4. J'ai toujours rêvé de pouvoir ouvrir un jour mon propre business et aujourd'hui je suis très fière d'avoir ma petite pâtisserie qui semble d'ailleurs très bien fonctionner. 5. Malaya est ma soeur jumelle, elle est plus grande que moi de 5 minutes et ne manque pas de me le rappeler très régulièrement. 6. Le commerce illégal de mon papa n'a pas eu que des points négatifs puisque cela m'a permis de faire la connaissance d'Aaron. 7. Aaron était un de nos fidèles clients. Pendant longtemps ce n'était jamais moi qui était en contact avec lui, mais mon père m'avait exceptionnellement demandé de le rencontrer pour lui remettre la marchandise qu'il avait commandé. Lorsque j'ai croisé le regard de ce jeune homme, j'en suis immédiatement tombée amoureuse. J'ai fait la demande à mon père pour pouvoir être sa dealeuse, alors qu'en réalité je faisais tout pour l'aider à se désintoxiquer. 8. C'est évidemment à cause de mon histoire avec Aaron que j'ai commencé à me disputer avec mon père et mon frère également. J'étais entrain de leur faire perdre un client et mon père ne l'a pas supporté. C'est comme ça que j'ai pris la décision de tout laisser tomber et d'ouvrir ma propre boîte. 9. Aujourd'hui je suis toujours en contact avec Aaron, il arrive gentiment à s'en sortir, mais je n'ai toujours pas osé lui avouer mes sentiments à son égard. 10. Je suis une personne toujours de bonne humeur et très expressive. Je n'hésite pas à dire ce que je pense des autres et je suis beaucoup trop bavarde. 11. Lorsque je sors en soirée, je passe beaucoup trop de temps dans la salle de bains pour me préparer. 12. J'adore regarder des films et séries à la télévision avec un bon bol de popcorn sur les genoux. 13. Je ne supporte pas que l'on me fasse des sales coups et lorsque c'est le cas je peux devenir très méchante. 14. Je n'accorde pas facilement ma confiance. 15. Très peu de personnes de mon entourage sont au courant de mon travail dans l'entreprise illégale de mon père. Je n'aime pas en parler, j'en ai même honte. 16. Je passe souvent beaucoup de temps dans les magasins, j'adore faire du shopping. 17. Je m'entends tout de même bien avec ma soeur jumelle qui au fond me comprend mieux que personne. Les choses sont délicates ces derniers temps parce qu'elle n'apprécie pas vraiment ce que j'ai fait à notre papa, mais en même temps je sais qu'elle ne pourra jamais me détester. 18. Je suis plutôt fière de ce que j'ai fait et je ne regretterai ça pour rien au monde. 19. Je ne supporte pas qu'on me donne des surnoms, et surtout pas Caca. Evidemment mon frère et mes soeurs s'amusent souvent à l'utiliser pour m'embêter. 20. Je suis toujours prête à aider les personnes qui comptent pour moi, quoi qu'il arrive.

   
We all want a happy ending

   PSEUDO/PRÉNOM + alexandra, keep smiling ÂGE + 24 ans COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM ? + en le fondant avec la super team I love you FRÉQUENCE DE CONNEXION + 7/7 TON DERNIER MOT + Je vous aiiime I love you


Dernière édition par Camilla Solano le Lun 21 Mar - 11:51, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: camilla + hello from the overside.   Mar 1 Mar - 8:41

Once upon a time

Tranquillement assise sur un petit siège dans la cours du lycée, je relisais pour la cinquième fois la même phrase de mon livre. J’étais censée révisée pour un examen qui aurait lieu le lendemain et dont la matière ne m’intéressait absolument pas. Plongée dans le livre, je ne prêtais absolument pas attention aux personnes qui m’entouraient et à ce qu’il se passait. J’essayais d’assimiler cette matière, malheureusement rien ne voulait rentrer dans ma petite tête. C’est pourquoi j’étais obligée de relire à plusieurs reprises certaines phrases pour essayer de bien comprendre. Ce n’était franchement pas ma tasse de thé. Poussant un soupir, je me décidais finalement à relever la tête de mon lire et je fis un petit sursaut en découvrant Becca assise en face de moi. « Ca fait combien de temps que tu es là ? » Becca afficha un petit sourire en coin et déposa à son tour sur la petite table un livre. Elle aussi devait certainement faire quelques petites révisions. Quelle joie. « Je viens tout juste d’arriver, ne t’en fais pas. Je ne voulais pas te déranger, tu semblais tellement concentrée sur ton cours de… heu… je ne sais pas trop quoi. » Je poussais un nouveau soupir et je refermais d’un coup sec mon livre. Je posais ensuite mes coudes sur la table et posais ma tête sur mes mains. « Quelque chose de pas intéressant du tout, je préfère ne même pas en parler tellement que ça m’énerve. Tu vas bien toi ? » Je regardais la blondinette droit dans les yeux. Je connais cette demoiselle depuis mon enfance, nous avons fait toutes nos écoles ensemble et nous sommes tout simplement inséparables toutes les deux. Je crois que je ne pourrais vraiment pas vivre une journée sans ma petite Becca. En plus de ça, Becca n’est absolument pas au courant de tout ce qui se passe dans ma famille du point de vue illégal. J’ai beau connaître cette fille depuis longtemps et tout lui raconter, je n’ai jamais pu lui raconter cette partie de ma vie. Tout d’abord parce que je pense que Becca ne serait pas franchement ravie de savoir que j’aide mon père à faire vivre son business illégal dans la drogue. Et surtout je ne voudrais pas qu’elle sache que je suis moi-même à la recherche de nouveaux clients et que je m’occupe souvent de leur remettre la marchandise. Bref, je pense que ma meilleure amie ne serait franchement pas prête à savoir ça et puis de toute façon j’ai une clause de confidentialité très importante auprès de mon père. Je ne pourrais jamais trahir un tel secret sinon je risquerai bien de grandes complications. C’était difficile pour moi évidemment de mentir à ma meilleure amie, je détestais lui cacher des choses. Mais pour ce coup, je n’avais vraiment pas le choix. En plus, c’était mieux pour elle qu’elle n’en sache rien et j’essayais de me convaincre que je faisais cela pour la protéger, voilà tout. « Oui oui, je vais très bien. J’ai un super cours aujourd’hui qui concernait le journalisme, je suis franchement très motivée par tout ça. » Ah oui et en plus de tout ça, Becca a l’ambition de devenir journaliste. Evidemment, je l’avais immédiatement encouragée à suivre cette voie et à réaliser son rêve. Mais tout ceci n’avait fait que me conforter dans l’idée que je ne devais vraiment rien lui dire au sujet de l’aspect illégal de ma vie. Ce serait une véritable mine d’or pour une journaliste et je ne savais vraiment pas si Becca pourrait garder ça pour elle. Pleins de raisons qui me poussaient vraiment à ne rien dire du tout. Ce n’était pas vraiment évident, je suis plongée là-dedans depuis toute petite. Bien sûr, mon père tente de cacher ce business illégal grâce à l’hôtel que nous possédons dans la ville et qui est très réputé. Dès la fin du lycée, il m’avait assuré une place là-bas. Pour le moment je n’étais encore que très peu impliquée dans la partie plus illégal de la famille. J’avais vraiment de la peine à m’y mettre, pour moi ce n’était pas quelque chose de normal et je ne voulais vraiment pas être mêlée à tout ça. Pourtant, je savais parfaitement bien que je n’aurais pas vraiment le choix. Tous les enfants Solano étaient dans le business. Pour le moment, je m’occupe de quelques petits clients et je cherche des nouveaux, notamment au lycée, avec l’aide de ma jumelle Malaya. Mais mon implication est encore minime. Pourtant, je sens bien que mon père me fait de plus en plus pression et que je devrais m’impliquer de plus en plus. En plus de ça, j’arrive bientôt à la fin du lycée et je n’aurais vraiment pas le choix de m’y mettre à fond dès ce moment-là. C’est très compliqué et je n’ai jamais osé en parler avec mes sœurs et encore moins mon frère. Je vois bien que de leur côté ils sont beaucoup plus impliqués et prêts à tout pour papa. Surtout Roan. Je sais très bien qu’à lui je ne pourrais jamais lui dire que je rêverais de pouvoir faire autre chose de mon côté et ne pas avoir besoin de m’impliquer là-dedans. Il deviendrait complètement fou, sans aucun doute. « Bon Becca, il faut que j’y aille, on reparle plus tard. » Un élève de l’école qui est client de mon père venait de me faire signe. Je n’avais pas d’autres choix que d’aller vers lui et je savais très bien pourquoi. Je me résolu à me lever de ma chaise et je saluais ma meilleure amie avant de me diriger vers ce jeune homme. C’était franchement beaucoup trop compliqué, mais il fallait faire avec. Il valait mieux ne pas attirer les foudres de Monsieur Solano.

Dimanche. Comme le veut la coutume chez les Solano, c’était réunion de famille. Grand repas tous ensemble et tout ce qui va avec. Personne ne pouvait échapper à cette coutume. Cela fait depuis que je suis née que mes parents ont décidé d’instaurer cette petite coutume et je dois dire que cela me plaisait. C’était l’occasion pour nous de nous retrouver tous ensemble et de passer un merveilleux moment en famille. Ce dimanche-là, le réveil fut difficile. J’avais passé la soirée dans une boîte de nuit de Londres où je m’étais occupée de dealer avec quelques fidèles clients à papa. Tout s’était parfaitement bien déroulé, les échanges se sont effectués dans quelques coins sombres de la discothèque et j’avais passé ensuite une superbe soirée avec quelques amis. J’avais d’ailleurs beaucoup trop bu, un de mes plus gros pêchés. Il est clair que je m’occupe du trafic de drogue de mon père, mais je n’ai jamais osé toucher à la moindre drogue de mon côté. C’est quelque chose qui ne m’a jamais attirée. Surtout quand je vois que nous avons perdu certains clients en raison qu’une overdose ou quelque chose dans ce genre-là. Non ce n’est vraiment pas fait pour moi. Par contre, je ne crache absolument pas contre un verre d’alcool et on peut clairement dire que je suis une fille très fêtarde. Il n’y a pas un week-end où on ne me voit pas dehors. Je profite toujours de pouvoir passer un moment avec quelques amis. Comme c’était donc le cas ce week-end et le réveil fut très compliqué. C’est la lumière qui me réveilla. Ce que je ne comprenais pas, c’est que je fermais toujours les stores dans ma chambre pour ne justement pas être dérangée par la lumière. Mais apparemment, j’avais oublié de les fermer en rentrant hier soir, ce qui en disait long sur mon état. Je m’extirpais difficilement de mon lit et je me dirigeais en premier vers la salle de bain. Il fallait que je prenne une douche, rapidement. Sur le chemin, je croisais Sara qui me regarda avec un petit sourire en coin. « Tu as vraiment une mine affreuse Caca ! » Je lançais un regard noir à ma petite sœur, non seulement je savais parfaitement bien que je n’avais pas une tête de vainqueur aujourd’hui, mais en plus je détestais lorsque ma sœur me surnommait ainsi. « Ne parles pas trop fort s’il te plaît et arrêtes avec ce surnom stupide. » Je posais une main sur mon front alors que de son côté Sara éclatait de rire. Elle me fit une petite tape sur l’épaule et continua son chemin. J’arrivais enfin devant la porte de la salle de bains, mais celle-ci était fermée. « Occupé ! » Je poussais un nouveau soupir et commençait à tambouriner sur la porte. « Roan, je t’en supplie dépêches-toi ! » Je l’entendis rire dans la salle de bain et je poussais un soupir. Mon frère allait certainement faire tout son possible pour me faire attendre. « A ce que j’ai cru comprendre, tu n’es pas très bien ? Tu vas devoir patienter encore un petit moment. » Il laissa à nouveau échapper un petit rire et puis finalement j’entendis le cliquetis de la clé et mon frère apparut derrière la porte, un large sourire s’étirait sur ses lèvres. « La place est à toi ! » (…) Je descendis dans la salle à manger dès que je fus enfin prête, maquillée et douchée, j’avais déjà meilleure mine. Sara et Malaya se trouvaient déjà à table et semblaient en grande conversation toutes les deux. Je pris place à leurs côtés et me joignit avec plaisir à la conversation qui fut interrompue par l’entrée de notre père. Diego Solano s’avança dans la pièce et nous regarda avec un petit sourire en coin et il prit place sur la chaise au bout de la table. Le silence s’était installé dans la pièce, comme si nous attentions que papa dise quelque chose. Il imposait un certain respect et une certaine crainte parfois parmi nous. Malaya était sans aucun doute celle qui osait le plus lui rentrer dedans. Mon père posa ensuite son regard sur moi, avec toujours ce même petite sourire en coin. « Tout s’est bien passé hier soir Camilla ? » Je plongeais mon regard dans celui de mon père, il avait toujours besoin de savoir si tout se déroulait bien et plus particulièrement quand c’était moi qui m’occupait de certains deals. De toute évidence, j’étais celle en qui papa avait le moins confiance et au fond il avait certainement raison. « Oui tout s’est bien déroulé. Paul m’a demandé de te passer ses salutations. » Il hocha de la tête et n’ajouta rien. Après quelques secondes la conversation reprit entre Sara et Malaya. Maman et Roan ne tardèrent pas de nous rejoindre. La journée s’annonçait bien, tout le monde semblait de bonne humeur, y compris papa. Ce qui n’était pas le cas de tous les dimanches. Je n’aimais pas lorsque papa me posait ce genre de questions, mais j’y répondais toujours avec le sourire. Je gardais pour moi ce que je rêverais de lui dire depuis tellement d’années. Malaya était celle qui arrivait le plus à le défier, pour ma part il m’effrayait parfois un peu trop pour que j’ose dire quoi que ce soit. Pourtant, au fond de moi j’étais persuadée qu’un jour ou l’autre je finirais par réussir à lui tenir tête. Même si cela s’avérerait très difficile, je savais très bien qu’un jour je finirais par un avoir assez de tout ça et que je déciderais d’avancer de mon côté.

J’arrivais devant cette fameuse porte où je détestais me rendre la plupart du temps. La porte d’entrée du fameux bureau de mon père où il n’était jamais très bon de s’y retrouver très longtemps. Diego Solano nous demandait de venir dans son bureau soit pour nous confier de nouvelles missions, soit pour nous remettre à l’ordre. Aujourd’hui, je ne savais absolument pas du tout à quoi m’attendre. Je n’avais pas vraiment de raisons de me faire engueuler, je n’avais rien fait de mal, du moins pas à ma connaissance. Mais parfois on ne savait jamais avec papa. Il avait tendance à voir certaines choses qui nous paraissent franchement sans importance de notre côté. Je frappais trois petits coups à la porte de son bureau, ne voulant pas le déranger en plein téléphone ou que sais-je et j’attendis son accord pour ouvrir la porte. Je la refermais ensuite délicatement derrière moi et je me retournais vers mon père qui me regardait avec un air grave. « Assieds-toi Camilla. » Je m’avançais dans son bureau et je pris place sur le siège en face de son bureau. Je posais mon regard sur le sien et je ne prononçais pas le moindre mot. J’attendais simplement que le verdict tombe. Je n’aimais pas vraiment son regard légèrement sévère. « Etant donné que Malaya est partie comme tu le sais, j’ai besoin de quelqu’un pour reprendre une partie de ses clients et j’aimerais bien que ce soit toi qui t’en occupes, si tu veux bien ? » Surprise je restais silencieuse durant quelques secondes. J’aurais pensé que papa aurait confié les clients de Malaya à Roan ou à Sara, mais apparemment il avait décidé d’en faire autrement. Je ne savais pas vraiment si c’était une bonne nouvelle, avec papa je ne pouvais prendre ça que pour une sorte de test de sa part. Ca ne m’étonnerait pas en tout cas. Pourtant, je continuais de le regarder droit dans les yeux et je finis par accepter son offre. « Oui bien sûr. Pas de problèmes. » Diego Solano hocha la tête de haut en bas et sortit de l’un de ses tiroirs quelques documents qui contenaient des informations sur les clients de ma sœur. Il me tendit les documents que je m’empressais de prendre. « Je te conseille de te renseigner assez rapidement sur ces personnes. Je te tiendrais rapidement au courant lorsque tu auras quelques courses à aller faire. » Il me fit un signe ensuite de la tête pour me faire comprendre qu’il en avait fini avec moi. Je me levais de ma chaise et me dirigeais vers la porte e son bureau, les mains remplies de documents contenant des informations parfois cruciales sur certains de nos clients. Je partis ensuite de chez mes parents pour retrouver mon petit appartement que je possède depuis quelques mois maintenant. Une fois arrivée chez moi, je m’assis sur mon lit et j’ouvris les nombreux documents que mon père m’avait confié. Je commençais une lecture assidue de tous ces documents, essayant de capter les points à ne surtout pas négliger sur certains clients. J’en connaissais certains pour avoir dû remplacer quelques fois Malaya sur certains échanges. Mais d’autres ne m’étaient absolument pas familiers. Certains ne semblaient même pas avoir le profil du drogué. Parfois je ne comprenais pas ce qu’il se passait dans la tête de nos clients. Je voyais toute sorte de profil entre mes clients et ceux de ma sœur. Certains c’était la vie qui avait dû les conduire là, des moments difficiles, les mauvaises rencontres et on en arrive là. Mais pour d’autres, la vie semblait tout leur avoir donné pour être heureux et ils arrivaient à la foutre en l’air avec cette fichue drogue. Il n’était pas rare de voir de grands directeurs d’entreprise dans nos clients, sans doute le stress du travail qui est beaucoup trop dur pour eux à supporter. La drogue les aide très certainement à surmonter tout ça, à se sentir mieux. Mais ils ne se rendent pas compte à quel point cela peut les détruire. Je parcourais encore une fois les différents profils et puis je finis par ranger tous les documents au même endroit que les miens et je repris place sur mon lit. Tout ceci me faisait vraiment mal au cœur parfois. Et je ne supportais plus vraiment de contribuer au malheur de ces gens. Si on arrêtait de leur donner toutes ces drogues, les gens pourraient certainement s’en sortir. En tout cas pour la plupart. J’en étais persuadée. Mais en même temps je ne pouvais rien y faire. Les visages de ces clients me repassaient dans la tête en boucle, c’était franchement dégoûtant. Mais encore une fois je ne pouvais parler de ça à personne. Mon frère et mes sœurs ne seraient jamais prêts à m’écouter pour ça. Quant à Becca, elle ne sait évidemment rien du tout de cette partie de ma vie. Pour elle, je travaille comme réceptionniste dans l’hôtel de mon père depuis quelques années et tout s’y passe parfaitement bien. Je suis seule face à tout ça. Tout devient de plus en plus compliqué, mais il ne semble y avoir aucune échappatoire. Quand je vois à quel point papa ne semble pas vraiment content du départ de Malaya, comment réagirait-il si je finissais par lui dire que j’en ai assez de tout ça et que je veux tout arrêter ? Non ce n’était vraiment pas possible, je ne pouvais tout simplement pas faire ça. Il fallait simplement que je me fasse à l’idée que je fais partie de ce business et que c’est comme ça. Mais encore une fois, tout me semble beaucoup trop injuste…

Le rendez-vous était donné à une heure précise et un lieu précis également. Depuis le temps que je fais ça, je sais très bien qu’il faut absolument respecter les heures de rendez-vous. Il faut arriver sur place à l’heure précise, pas une minute de moins, pas une de plus. Il ne faut surtout pas prendre le risque que des personnes commencent à se poser des questions. Le rendez-vous aurait lieu dans un bar de la ville très fréquenté. L’endroit idéal, il y aura du monde et la transaction pourra donc passer tout à fait inaperçu. J’enfilais pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Je m’attachais les cheveux en un chignon désordonné et je me maquillais très légèrement. Le but était évidemment de faire croire à une soirée tout à fait normale. J’étais légèrement stressée, deux jours après que Diego Solano m’ait donné les documents de Malaya, j’avais un rendez-vous avec l’un de ses clients. Un certain Aaron Rivers. Un client que je n’avais encore jamais eu l’occasion de voir, mais à sa photo il semblait sacrément canon. Malaya se faisait franchement plaisir avec ses différents clients, ça ne faisait aucun doute. Je me dirigeais vers le bar où devait avoir lieu la transaction avec une démarche assurée. Il fallait absolument que tout paraisse des plus naturels possibles. Personne ne devait se douter de quoi que ce soit. J’arrivais sur les lieux à l’heure précise et j’attendis dans le coin du bar où ce fameux Aaron devait me rejoindre. Il arriva deux secondes après moi et s’approcha rapidement de moi. En arrivant à ma hauteur il déposa un baiser sur ma joue et je respirais rapidement son doux parfum. Nous devions jouer la comédie, faire comme si on se connaissait. Aaron restait proche de moi afin que les gens ne puissent voir la transaction qui se passait entre nous. Alors que je touchais rapidement sa main pour lui transmettre sa drogue et que de son côté il me glissait quelques billets, il me glissa dans l’oreille. « Malaya ne m’avait jamais dit qu’elle a une sœur aussi sexy. » En même temps, Malaya ne devait pas vraiment raconter sa vie à nos clients et surtout éviter de lui en dire trop sur toute notre famille. Pour son bien et pour le nôtre. Mais un petit sourire s’étira sur mes lèvres. Il restait toujours aussi proche de moi et je commençais presque à me sentir mal à l’aise. Je sentis quelques vagues de chaleur, il fallait que je m’éloigne. Je me rappelais très bien du profil d’Aaron Rivers et c’était typiquement le genre de personnes qui devraient pas prendre cette merde. Selon le profil, Aaron était haut placé dans une entreprise. Sans doute le stress du boulot qui le poussait à agir ainsi, ou peut-être des mauvaises fréquentations dans sa jeunesse. Après tout, je n’en savais rien, mais c’était dommage. Un aussi charmant jeune homme que lui ne devrait pas gâcher sa vie ainsi. « Malaya sait rester discrète. » Je lui fis un petit clin d’œil et puis je m’éloignais de lui. Je ne voulais pas qu’on me voie trop longtemps en présence d’Aaron. Il fallait vraiment éviter tout ça. Je respirais un bon coup en m’éloignant de lui, retrouvant petit à petit mes esprits et je pris place au bar. Je commandais rapidement un cocktail. Je m’apprêtais à payer ma consommation, mais Aaron sembla revenir à la charge. « C’est pour moi. » Il tendit un billet au barman qui encaissa ma boisson alors que de mon côté je tournais mon regard vers le jeune homme. Il était franchement craquant, ça ne faisait aucun doute. Je sentis mon cœur s’accélérer dans ma poitrine. Apparemment il n’était pas vraiment décidé à me laisser tranquille pour le moment. « Je pense que tu connais déjà tout de moi, alors que dirais-tu qu’on se mette à égalité. Parle-moi un peu de toi, c’est quoi ton prénom déjà ? » Tout ceci partait sur une très mauvaise pente. Si mon père voyait ça, j’étais sûre qu’il me demanderait de partir tout de suite et de ne plus lui adresser la parole. Mais je me laissais avoir par le sourire et le regard du jeune homme. « Camilla. » Aaron se lança ensuite dans plusieurs questions sur ma vie, etc. Je lui répondais à la plupart d’entre elle tout en restant assez discrète sur certains points et quelques petits verres d’alcool me suffirent à délier ma langue et à lui en dire peut-être un peu plus que je ne l’aurais dû. La soirée touchait à sa fin et Aaron s’approcha de moi pour me glisser dans l’oreille. « Et si tu venais chez moi ce soir ? » Bien que j’avais beaucoup trop bu et que j’avais de la peine à décerner ce qui était bien ou non, j’eus tout de même la présence d’esprit de répondre non à sa demande. Je ne pouvais pas aller aussi loin. C’est un client, je ne peux pas. Et puis en plus de ça, les drogués ne m’ont jamais attiré ! Même si au fond, celui-ci est particulièrement canon. Je m’empressais alors d’attraper mon sac tout en lui faisant remarqué que je devais y aller. Je me levais de ma chaise et m’éclipsait rapidement vers la sortie avant qu’Aaron n’ait pu me dire quoi que ce soit ou me retenir. Je venais de merder, j’en étais tout à fait consciente, mais ce soir-là, allongée dans mon lit je ne pensais qu’à lui. Son regard, son sourire, son parfum. Tout me hantait. Je ne fermais pas l’œil de la nuit. J’étais bien trop concentrée sur ce jeune homme et sur les conséquences que mes actes pourraient avoir si mon père l’apprenait. Je devais vraiment rester discrète. C’était important.

Mon portable vibrait sur la table basse de mon salon, un rapide regard sur l’écran de celui-ci et je vis le nom de Malaya s’afficher. Ma sœur était de retour depuis un mois environ. J’étais évidemment contente de retrouver ma jumelle, mais j’étais surprise qu’elle me téléphone un vendredi soir. J’étais entrain de me préparer pour sortir avec Becca. Je lui avais promis une soirée entre meilleures amies. « Oui, Malaya. Tout va bien ? » « Hello Camilla. J’aurais besoin que tu me rendes un petit service. Enfin, je crois que tu n’as pas vraiment le choix en fait. » Je n’avais pas vraiment le choix ? Cela ne présageait rien de très bon. « Oui, qu’est-ce qu’il y a ? » « Il faudrait que tu t’occupes de livrer à Aaron ce soir. » Surprise, je restais silencieuse durant quelques secondes. Aaron ?! Mais pourquoi est-ce que c’était à moi d’aller faire l’échange ? A présent que Malaya est de retour, il n’y a pas vraiment de raisons que je m’y rende à sa place. « Aaron ? Mais c’est ton client, tu.. tu ne peux pas y aller toi ? » Il fallait vraiment que ce soit elle qui se rende à ce rendez-vous. Je ne pouvais pas revoir Aaron. Cela faisait quatre mois que je ne l’avais pas revu environ et je m’en portait très bien. Il ne fallait surtout pas que ce soit moi. « Et bien il a demandé à ce que ce soit toi qui le fasse. Apparemment il a été très satisfait la dernière fois. Franchement Camilla, il est canon. Tu pourrais passer une belle soirée avec lui j’en suis sûre. » Ma sœur laissa échapper un petit rire à l’autre bout du fil. Elle ne savait pas à quel point j’en aurais envie. Aaron a hanté mes nuits depuis que je l’ai vu il y a 4 mois et je ne pourrais certainement pas résister encore longtemps à son charme. Mais je ne pouvais pas, simplement parce que cet homme semble avoir un enfant sur moi très particulier. Bien plus important qu’un simple coup d’un soir et je ne pouvais pas me le permettre. Pourtant, je n’eus pas d’autres choix que d’accepter la demande de ma sœur. Si je refusais, mon père allait se poser des questions et il ne fallait surtout pas que je le mène à faire une enquête sur cette histoire. Non il valait vraiment mieux qu’il ne s’intéresse pas à tout ceci. Le lieu de rendez-vous m’inquiéta, il souhaitait que je vienne dans une chambre d’hôtel où il devait loger pour la nuit. C’était étrange, mais je n’avais pas d’autres choix. Mon père me demanda pour l’occasion d’enfiler quelques habits sexy. Le but était de se faire passer pour une prostituée afin que personne ne se doute de quoi que ce soit. Quelque chose me disait qu’Aaron était derrière tout ça. J’enfilais donc l’une de mes robes les plus courtes et j’exagérais mon maquillage, comme le font souvent les prostituées. J’enfilais ensuite mes hauts talons et je me rendis à ce lieu de rendez-vous. J’avais évidemment le numéro de la chambre d’Aaron et lorsque j’arrivais devant celle-ci, je respirais un bon coup. Cette situation ne me disait vraiment rien qui vaille. Je levais mon poing pour frapper trois petits coups à la porte d’entrée. Je sentis mon cœur s’emballer et quelques secondes plus tard la porte de la chambre s’ouvrit. Aaron apparut, à torse nue. Comme je m’en étais doutée, Aaron était vraiment bien foutu. Je ne prononçais aucun mot et je me forçais à plonger mon regard dans le sien plutôt que sur son torse que je rêvais de toucher à cet instant précis. Décidément, c’était la pire des situations ! « Waouw, je ne pensais pas que tu jouerais le jeu. En demandant ça à Diego, j’étais sûr que tu refuserais. Mais je dois dire que je ne suis vraiment pas déçu . » Aaron affichait un petit sourire en coin alors que de mon côté je me sentais franchement ridicule. C’était sûr qu’Aaron était derrière tout ça. J’entrais dans sa chambre d’hôtel et Aaron referma la porte derrière moi. « Je ne peux rien refuser à Diego Solano. » Aaron me regardait de haut en bas et continuait de sourire bêtement. Il se mordilla même sa lèvre inférieure et de mon côté je roulais des yeux, croisant les bras. « Bon c’est bon Aaron. Tu as eu ce que tu voulais, maintenant donne-moi l’argent que je puisse rentrer chez moi. » Il arqua un sourcil et s’avança vers la petite table de nuit à côté du lit, il ouvrit le tiroir et en sortit de l’argent. Je sortis de mon côté un petit sachet que je lui tendis en l’échange de l’argent. « Je pensais quand même que tu resterais boire un verre en ma compagnie. Il serait bien que tu ne te sois pas si bien habillée pour rien, non ? » Aaron semblait vraiment profiter de cette situation alors que de mon côté je ne trouvais vraiment pas ça très drôle. « Non merci, j’ai d’autres choses à faire. Et puis je ne peux pas de toute façon, si Diego apprend que je discute un peu trop avec les clients, je suis morte. » Aaron laissa échapper un petit rire et s’approcha doucement de moi. Il arrivait à nouveau à une distance où je pouvais sentir son doux parfum. « Je pourrais aussi de mon côté dire à Diego que la fille qu’il m’a envoyé n’a pas fait les choses correctement. » Aaron me menaçait et je savais qu’il serait tout à fait capable de dire quelque chose à mon père au sujet de tout ça. Je poussais un soupir alors qu’Aaron approchait doucement sa main de mon visage et remis derrière mon oreille une mèche de mes cheveux. « Tu es tellement magnifique Camilla. » J’étais sur le point de craquer, je le sentais. Je ne pouvais pas. Il fallait que je résiste ! Je fis un pas en arrière pour m’éloigner de lui. Ce n’était vraiment pas le moment de craquer. Mais Aaron attrapa ma main et sans que je ne puisse faire quoi que ce soit, il m’attira contre lui et m’embrassa. Je me retrouvais quelques secondes plus tard plaquée contre le mur, ses mains parcourant mon corps et remontant petit à petit ma robe. Cette fois-ci je ne contrôlais plus rien du tout et je me laissais totalement faire par le jeune homme. Je n’aurais pas pu résister bien longtemps, mais la tentation était bien trop forte. Et ce soir-là je finis par coucher avec Aaron Rivers, le meilleur amant que je n’aie jamais connu.
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MessageSujet: Re: camilla + hello from the overside.   Mar 1 Mar - 8:42

Once upon a time

Après ça, je revis Aaron à plusieurs reprises. Pas toutes les semaines, mais à chaque fois qu’il demandait à ce qu’on lui livre de la drogue, j’y allais et nous passions une folle nuit tous les deux. Au fil de nos rencontres, Aaron commença à se confier à moi et on parla notamment de son problème de drogue. Je lui expliquais à quel point je ne comprenais pas tout ça et il m’expliqua comment il avait plongé là-dedans. Il m’expliqua que c’était parti de sa bande de copains quand il était encore au lycée. Il avait réussi à arrêter une première fois, mais le travail l’avait fait replonger là-dedans. Le stress, il n’arrivait pas à le gérer et la drogue semblait vraiment l’aider là-dedans. Pourtant je restais persuadée de mon côté que cela ne faisait que lui détruire la santé de plus en plus. Nous passions de bon moment tous les deux, personne ne le savait à part nous deux. Bien sûr Malaya m’avait demandé à plusieurs reprises si je couchais avec lui, elle voulait en connaître tous les détails. Mais je ne lui avais rien dit. Elle n’avait pas besoin de le savoir. Je savais qu’au fond j’avais le droit de coucher avec des clients, mais je ne voulais pas que les gens finissent par comprendre que je ressens certainement quelque chose de plus pour Aaron. Nos petites rencontres durèrent durant 4 mois, on s’est vu environ cinq ou six fois durant cette intervalle et sur la fin je remarquais qu’Aaron demandait des rendez-vous de plus en plus fréquent. Ce qui m’amena lors de notre dernier rendez-vous à cette conversation. Je venais de faire l’échange avec Aaron et il s’approcha de moi pour m’embrasser à nouveau, mais je fis un pas en arrière. « Aaron, je crois qu’il faut qu’on arrête tout ça. » Aaron fronça les sourcils et me regarda droit dans les yeux. Il ne semblait pas du tout comprendre ce qu’il se passait. En même temps c’était normal, tout ceci sortait de nulle part. « Qu’on arrête quoi ? » Je savais que cela ne serait pas facile à dire, mais il fallait prendre la décision à un moment ou un autre. « Je ne peux plus être celle qui t’amène cette merde. Demande à ce que ce soit de nouveau Malaya. Je ne sais pas, trouve une excuse pour que ce soit de nouveau elle et que mon père ne se pose pas de questions. Mais je ne peux plus être celle qui t’amène cette merde qui détruit ta vie. » Voilà c’était dit. En lui amenant ça à chaque fois j’avais vraiment l’impression de contribuer à la destruction de sa vie et à l’encourager. Alors que je ne voulais pas du tout l’encourager pour ça. Au fond, je rêvais vraiment qu’il arrête tout ça. Mais en même temps, je ne pouvais rien lui dire, je n’avais aucun pouvoir sur lui. Aaron n’est pas mon petit copain, un sex friends, ça s’arrête-là. C’est en tout cas comme ça qu’il a voulu garder les choses. C’est également ça que je ne peux pas continuer. Je sens bien que je m’attache à cet homme beaucoup plus que je ne le devrais et je ne pourrais pas supporter encore bien longtemps de n’être qu’une sex friends pour lui. « Mais Camilla, on ne pourra plus se voir si je fais ça. Je comprends bien que tu ne supportes pas tout ça, mais qu’est-ce que tu veux que j’y fasse ? » Je poussais un petit soupir et je passais une main dans mes cheveux. Je commençais à faire les cent pas dans la pièce, ne sachant plus vraiment quoi lui dire. Enfin en réalité je savais exactement ce que j’aimerais lui dire, mais ce n’était pas à moi d’en décider. « Que tu arrêtes ! Aaron, je vois bien que tu demandes que je te livre de plus en plus régulièrement pour qu’on se voit. Mais tout ça ne fais qu’augmenter ta consommation et je ne veux pas. Je ne peux pas… Il faut que tu demandes que ce soit Malaya à présent. On trouvera on autre moyen de se voir de temps en temps ou je ne sais pas… » C’était difficile pour moi de lui dire tout ça, mais je savais que c’était la bonne chose à faire. Peut-être que ce serait ce qui le poussera à tout arrêter. J’espérais vraiment qu’un jour il finisse par ouvrir les yeux sur tout ça, mais en même temps je savais que je n’avais aucun pouvoir là-dessus. Je ne suis que la fille avec qui il couche de temps en temps pour le plaisir. Aaron a été bien assez clair à ce sujet, ce n’est rien de sérieux, c’est juste comme ça, pour le plaisir. Rien de plus. « Comme tu voudras. » Aaron ne semblait pas très content de toute cette histoire. Il me regardait droit dans les yeux et je finis par baisser le regard. J’attrapais mon sac et je tournais les talons. Il était temps pour moi de partir. « On se revoit bientôt, promis. » Je refermais la porte derrière moi et je rentrais chez moi rapidement. J’avais mûrement réfléchis à tout ça et je  savais que c’était la bonne décision. Mais en même temps ça me faisait vraiment du mal. Je n’avais vraiment pas prévu à ce que cette histoire se passe comme ça. Je n’aurais déjà jamais dû céder à la tentation la toute première fois. Tout serait nettement plus facile à présent. Je ne savais pas quand j’allais pouvoir revoir Aaron, mais quoi qu’il en soit je pouvais déjà dire qu’il allait terriblement me manquer.

Installée sur la chaise derrière mon ordinateur de la réception, je vérifiais la disponibilité d’une chambre pour un client qui était au téléphone en ce moment. Je tapais quelques petits mots sur le clavier et fit deux trois cliques avant de pouvoir lui répondre que la chambre était libre pour les dates qu’il souhaitait. « La réservation se fera à quel nom ? » Je m’empressais de taper les données que le client me donna au téléphone et je confirmais la réservation avant de raccrocher le téléphone. Je travaille depuis bien des années maintenant à la réception de l’hôtel de mon père. Un métier qui me plaît, principalement parce que cela me permet d’avoir un bon contact avec la clientèle, c’est ce qui m’a toujours plu. Mais au fond, je rêvais un jour de pouvoir quitter tout ça. De laisser tomber le business familial et de partir dans quelque chose d’autre, dans mon truc à moi. Mais comme toujours, ce n’était qu’un rêve que je ne pourrais jamais réaliser. Papa n’accepterait jamais que je les laisse tomber de cette façon. Après avoir raccroché le téléphone, je terminais quelques petites tâches sur l’ordinateur et ne remarquais pas tout de suite la personne qui entra dans l’hôtel. Je ne levais le regard qu’au moment où la personne s’arrêta devant la réception et mon cœur sembla rater un battement. « Aaron. » C’était évidemment la dernière personne que je m’attendais de voir ici. Cela faisait un peu plus d’une année maintenant que j’avais dit à Aaron que je souhaitais ne plus être celle qui lui livre sa drogue. Aaron avait suivi ma demande. Après ça nous nous sommes revus quelques fois, mais c’était très rare. Il était difficile de trouver des moments pour se retrouver et de mon côté j’avais peur que Diego Solano découvre que je continue de voir un de nos plus fidèles clients. C’est pourquoi avec le temps nos rencontres diminuèrent et aujourd’hui cela devait bien faire 5 mois que je n’avais plus revu le bel Aaron Rivers. Son regard se plongea immédiatement dans le mien et comme d’habitude, je me laissais avoir par son charme. Aaron n’avait certainement pas changé depuis ces quelques mois ou peut-être était-il devenu plus beau, je ne le savais pas vraiment. « Peux-tu me dire où se trouve Diego, je dois le voir rapidement. » Aaron insista sur le dernier mot et je devinais que quelque chose clochait. Je me levais de ma chaise et demandais à mon collègue de me remplacer quelques minutes. J’entraînais ensuite Aaron jusqu’à l’ascenseur. Je n’avais pas prononcé le moindre mot jusqu’à ce que les portes de l’ascenseur se referment sur nous. Dès ce moment, je tournais mon regard vers lui et lui demandais. « Qu’est-ce qu’il se passe Aaron ? Ca n’a pas l’air d’aller ? » Un mince sourire s’étira sur les lèvres d’Aaron. Il restait de marbre, il ne bougeait pas d’un seul centimètre et gardait le regard fixé sur la porte devant lui. « Tout va très bien Camilla. Ca ne te concerne pas vraiment de toute façon. » Un nouveau silence s’installa. Je n’osais plus vraiment rien dire au jeune homme et la situation devint quelque peu embarrassante. Le temps sembla interminable et puis finalement Aaron tourna son regard vers moi. « Pour tout te dire, je viens annoncer à Diego que je ne vais plus faire partie de ses clients. Je quitte Londres pour quelques temps, je vais en desintox. » Evidemment je ne m’attendais pas à ça. Aaron était prêt à tout arrêter. C’était incroyable. J’aurais aimé qu’il prenne la décision plus tôt, mais mieux vaut tard que jamais. Je ne répondis rien et l’amenait jusqu’à mon père. Je me retirais ensuite et retournais rapidement vers la réception. Je pris place sur ma chaise et me perdit dans mes pensées. Aaron allait tout arrêter, c’était une excellente nouvelle. Mais il quittait aussi Londres et je ne pourrais donc plus le revoir. Puis, surtout la peur commença à m’envahir lorsque je réalisais que mon père aurait des questions sur les raisons de ce soudain changement. Et je savais pertinemment que Diego Solano arriverait à remonter jusqu’à moi. Aaron ne l’avait pas dit, mais nous savions tous les deux que c’était en grande partie en raison de nos nombreuses discussions qu’il avait pris la décision de tout arrêter. Il m’avait confié plusieurs fois qu’il avait voulu arrêter plusieurs fois mais qu’il n’en avait jamais trouvé la force. Et je savais très bien que c’était grâce à moi qu’il en arrivait là aujourd’hui. Mais Diego le saurait aussi et la nouvelle ne serait pas perçue de la même manière pour mon paternel. Diego Solano ne verrait certainement pas ça comme une bonne nouvelle, mais plutôt comme quelque chose de très grave. Je lui faisais perdre un client et pas des moindres. Aaron Rivers lui commandait tout de même beaucoup de marchandise et pas seulement pour lui, je le savais très bien. Mais également pour le reste de la boîte où il travaille. Je me doutais bien que les autres clients de la boîte d’Aaron n’arrêteront pas pour autant de consommer de la drogue, mais cela pouvait prétérité le commerce avec le business de mon père. Je ne savais plus vraiment quoi faire dans tout ça. Quelques minutes plus tard, Aaron sortir de l’ascenseur et passa devant la réception. Il me lança un sourire et prononça quelques mots que je pus lire sur ses lèvres. « Merci pour tout. »

Trois jours étaient passés depuis qu’Aaron avait annoncé à mon père qu’il souhaitait cesser toute affaire avec lui. Trois jours durant lesquels je n’avais pas cessé de me demander quand mon père me demanderait de venir le voir dans son bureau. Je savais parfaitement bien que Diego Solano allait finir par remonter jusqu’à moi et comprendre ce que j’avais fait. Je n’avais absolument pas fait ça dans le but d’embêter mon père, mais simplement pour aider Aaron. Cependant, je savais très bien que ce ne serait pas une excuse valable aux yeux de Monsieur Solano. Trois jours étaient passés et ils m’avaient paru interminables. A tout moment je recevrais un appel de mon père, de Roan ou de l’un de mes sœurs pour me dire que Diego Solano m’attendait pour un discuter. Et c’est exactement trois jours après que Sara m’envoya un message pour me dire que papa voulait me voir et que je devais me dépêcher. Elle ajouta qu’il ne semblait pas de très bonne humeur. Evidemment qu’il n’était pas de bonne humeur, il venait de perdre un client et avait découvert que c’était de ma faute. Je m’étais empressée de me rendre jusqu’à la demeure familiale où mon père m’attendait dans son bureau. Roan était présent dans la maison, il ne prononça aucun mot lorsqu’il me vit arriver, même pas un salut. Il se contenta de me regarder passer, son regard impassible braquer sur moi. Je tentais de lui faire un mince sourire avant d’arriver devant la porte du bureau de mon père. Je restais quelques secondes sans bouger devant cette porte que je détestais tant. Je pris une profonde inspiration et je me décidais à lever mon poing pour frapper trois petits coups à cette porte. Je ne comptais plus le nombre de fois où j’avais dû venir dans le bureau de mon père. Mais c’était bien la première fois que je redoutais autant cet entretien. Mon père m’indiqua que je pouvais entrer et je refermais délicatement la porte derrière moi avant de prendre place sur le siège en face de lui, comme d’habitude. Un silence s’installa dans la pièce, Diego Solano était appuyé sur mon bureau, les mains jointes et me regardait droit dans les yeux. Son air était grave et il ne semblait pas tout à fait prêt à parler. Je sentais ma respiration s’accélérer, mes mains tremblaient et je tâchais de le cacher à mon père. Je n’étais vraiment pas à l’aise car je savais parfaitement bien ce que mon père était sur le point de me dire. « Tu sais pourquoi je t’ai demandé de venir Camilla ? » Question piège. Je ne savais pas vraiment ce qu’il convenait de répondre. Mais peut-être que je me trompais et que Diego Solano ne savait absolument rien sur Aaron et moi. Je savais très bien que c’était impossible cependant. Mon père a des hommes partout et sait tout. C’est impossible de lui cacher quoi que ce soit. Je me rendais bien compte que j’avais été idiote de penser qu’il n’en saurait rien sur Aaron et moi. « Non. » Je décidais de faire l’innocente. Il valait mieux éviter de lui révéler quelque chose qu’il ne sait peut-être pas encore. Mon père s’appuya sur le dossier de sa chaise et croisa les bras. Il me fixait droit dans les yeux et puis il finit par ouvrir un tiroir à côté de lui et sortit un dossier qu’il me lança dans les mains. Je baissais mon regard sur le dossier d’Aaron Rivers. Il savait. Cette fois-ci c’était sûr et certain. Mon père me fit signe d’ouvrir le dossier et je m’exécutais, sans un mot. En ouvrant le dossier, je découvris rapidement des photos d’Aaron et moi, devant un hôtel, dans un bar et dans pleins d’autres lieux où nous nous sommes vus tous les deux. Nous n’avions vraiment pas été discret. Je relevais doucement mon regard vers mon père. « Je pense que maintenant tu comprends la raison de ta présence ici Camilla. Aaron est venu me voir il y a trois jours pour mettre fin à nos affaires. J’ai été surpris évidemment, Aaron est notre client depuis tellement d’années maintenant. Je ne pensais jamais qu’il partirait. Alors évidemment, j’ai voulu faire quelques recherches, pour comprendre… » Il marqua une pause de quelques secondes. Je me sentais de plus en plus mal. Diego Solano n’était franchement pas content et c’était compréhensif. « Je dois dire que tu m’impressionnes quand même Camilla. Tu as réussi à pousser Aaron à arrêter tout ça. Je pense que peu de gens en aurait été capable. Pour ça, je dois bien avouer que tu m’as surprise ! Mais de quel droit as-tu pu te permettre de me faire perdre l’un de mes plus fidèles clients ? » Diego Solano commençait à hausser le ton. Je restais scotchée sur ma chaise, le regardant droit dans les yeux et ne sachant plus vraiment quoi lui dire. Peut-être valait-il mieux que je ne dise rien. Que je le laisse s’énerver et dans quelques jours il se calmera. Mais mon père resta silencieux et semblait attendre des explications. « Je… J’imagine qu’Aaron avait envie depuis longtemps d’arrêter. Je ne pense pas avoir fait grand-chose pour le pousser à s’arrêter. » Mon père frappa son point sur le bureau et je fis un léger sursaut. Je baissais le regard sur le dossier que je tenais toujours dans mes mains. « Tu n’as pas fait grand-chose ?! Peu importe ce que tu as fait, c’était déjà trop. Tu es censée me trouver des nouveaux clients et t’occuper de leur livrer la marchandise ! Pas de me faire perdre mes clients ! » Je ne savais plus vraiment ce qu’il fallait ajouter. Je n’avais plus rien à dire. Diego Solano était fou de rage et il finit par me demander de dégager de son bureau en me précisant qu’il ne souhaitait plus me voir. Il ajouta avant que je sorte. « Et je te conseille de ne plus jamais adresser la parole à Aaron Rivers. » Je m’apprêtais à répliquer, mais je serrais les dents. Je me contentais de hocher la tête de haut en bas et de refermer la porte. Roan était toujours présent dans la maison. Lorsqu’il me vit sortir du bureau il tourna son regard vers moi et tourna la tête de gauche à droite pour me faire comprendre qu’il n’était lui non plus pas très content de mon comportement. Je n’ajoutais rien et quittais rapidement la demeure familiale. Diego Solano était totalement hors de lui à cause de mon comportement et de mon côté je trouvais tout ceci injuste. Ces personnes se détruisent la vie avec toutes ces drogues et Aaron avait choisi de prendre une autre route, c’était une bonne nouvelle. Mais papa ne voyait là qu’une perte d’argent. Je ne trouvais vraiment pas ça normal.

Il me fallut de nombreux jours de réflexion pour prendre cette décision qui allait radicalement changer ma vie. Ce n’était vraiment pas évident, mais depuis l’épisode avec Aaron Rivers, je commençais à voir de plus en plus clairement ce que je voulais faire. J’étais déterminée et c’est de ma démarche assurée que je me rendis ce fameux dimanche de réunion familiale dans la maison des Solano. Aujourd’hui, j’allais annoncer à mon père que je souhaitais tout arrêter, l’hôtel et son autre business. Je ne voulais plus faire partie de tout ça. La décision avait été très difficile à prendre, c’était surtout la réaction de mon père que je redoutais plus que tout. Mais en même temps, j’avais réalisé que tout ceci m’était égal. Diego Solano pouvait ne plus me parler, ça ne changerait pas ma vie. Tout ceci n’était plus fait pour moi, en fait je crois que ça n’a l’a jamais été. Je détestais travailler pour mon père et aujourd’hui c’était devenu beaucoup plus clair pour moi. Il était temps que je prenne ma vie en main et que je vole de mes propres ailes. Je souhaitais vraiment partir dans le domaine que j’ai toujours aimé. Les pâtisseries. Depuis longtemps j’ai un certain talent dans le domaine et je rêvais depuis longtemps de créer ma propre pâtisserie dans la ville de Londres. C’était à présent l’occasion rêvée. C’était ce que j’allais faire et peu importe ce que dirait Monsieur Solano. Ma décision était prise. En arrivant dans la maison des Solano, je croisais d’abord mon frère Roan. « Papa est dans son bureau ? » Je ne prenais même pas la peine de le saluer, c’était urgent. Je voulais en finir tout de suite avec tout ça. C’était à mon père que je voulais donner la nouvelle avant tout. Le reste de la famille le saura de toute façon bien assez tôt. « Oui. » Roan me regardait avec une certaine curiosité. Il se demandait certainement ce qui m’amenait directement dans le bureau de mon père. Mais encore une fois, il finirait par le savoir bien assez vite. Je me dirigeais directement dans le bureau de Diego Solano et pour la première fois de ma vie je ne pris pas la peine de frapper. J’ouvris la porte et la refermais derrière moi rapidement, sous le regard surpris de mon père. Je m’avançais jusque devant son bureau et je restais debout. J’avais ainsi l’impression d’avoir pour une fois une certaine forme de pouvoir sur lui. J’étais déterminée et je ne tremblais pas. Je n’avais même pas peur. Bien sûr que Diego Solano n’allait pas apprécier ce que j’étais sur le point de lui dire. Mais ça m’était égal. Ma décision était prise, je quittais le business familial pour de bon, qu’il le veuille ou non. « J’ai quelque chose à te dire. » Mon père me regardait droit dans les yeux et haussa les sourcils. Il semblait vraiment surpris par mes manières, mais il ne broncha pas. Il se contenta de s’appuyer contre le dossier de sa chaise et attendit que je parle. « C’est fini. Je veux tout arrêter. Je ne veux plus travailler pour toi, ni à l’hôtel ni dans ce fichu business ! » J’y allais directement. De toute façon ça ne servait à rien de passer par quatre chemins pour lui avouer tout ça. Et puis j’avais l’impression que si j’attendais trop pour le dire, je finirais par me dégonfler. Mon père laissait s’installer un petit silence dans la pièce. Il me regardait toujours droit dans les yeux et un petit sourire en coin s’étira sur ses lèvres. « Camilla. Tu es totalement idiote. Tu penses que tu peux quitter le business comme ça ? Tu dis ça sur un coup de tête… » Diego Solano ne me prenait absolument pas au sérieux et il semblait à deux doigts d’éclater de rire. Mais pour ma part je ne trouvais pas ça drôle du tout. Je croisais les bras sur ma poitrine et je plongeais mon regard dans le sien. « Je ne dis pas du tout ça sur un coup de tête papa ! Je ne veux plus travailler pour toi, plus jamais. Je pars définitivement dans tes deux entreprises et ça que tu le veuilles ou non ! » J’avais parlé sur un ton catégorique et Diego Solano se rendit enfin compte que j’étais plus que sérieuse. Je souhaitais vraiment partir et ce n’était pas lui qui m’arrêterait. Une longue dispute s’ensuivit. Mon père n’était pas décidé à me laisser partir aussi facilement, mais de mon côté j’étais plus que déterminée et ce jour-là il ne réussit pas à obtenir ce qu’il voulait. Sa fille quittait son entreprise, point final. Je sortis de mon gros sacs une pile de dossiers que je déposais sur son bureau d’un coup sec. « Voici mes clients. » La conversation était terminée, je sortais du bureau après que mon père m’ait bien fait comprendre que je l’avais trahi et qu’il ne voulait plus jamais me voir. Il me demanda de quitter la maison sur le champ. Je savais qu’il se chargerait d’en parler dans quelques secondes à ma famille, mais je souhaitais le faire moi-même. Je me dirigeais au salon, où mes sœurs, Roan et ma mère étaient en grande conversation. Je restais dans l’entrée et me mit à parler rapidement. « J’imagine que papa vous en parlera d’ici quelques minutes, mais je tenais tout de même à le dire par moi-même. J’ai pris la décision de quitter l’entreprise familiale, l’hôtel aussi. » Un nouveau silence s’installa dans le bureau. Roan me regardait droit dans les yeux et je remarquais rapidement son air déçu et fâché. Il n’était pas le seul, Malaya semblait tout aussi choquée par cette nouvelle. Sara elle ne disait rien. Je m’apprêtais à ajouter quelque chose lorsque Diego Solano arriva derrière moi. « Je croyais t’avoir demandé de partir d’ici immédiatement. » Je tournais mon regard vers lui, puis lançais un dernier regard vers mon frère et mes sœurs avant de partir vers la porte d’entrée de la maison. Je posais ma main sur la poignée lorsque je sentis quelqu’un m’attraper le bras. Je tournais mon regard et découvris Roan. « Ne t’avises même pas de remettre les pieds ici Camilla. Tu nous as tous trahis ! » Il n’ajouta rien et retourna vers le reste de la famille. Je sortis rapidement et retournais chez moi. Pour la première fois de ma vie, je ne passerai pas le dimanche en compagnie de la famille Solano. En arrivant à la maison, je craquais et fondis en larmes sur mon lit. J’avais tenu le coup durant toute ma dispute avec mon père, mais ça avait été très difficile. C’était fini, je pouvais voler de mes propres ailes. Pourtant, je ne faisais que revoir le visage de Malaya et Roan, plus déçus que jamais. Quelques heures plus tard je reçu un message de Sara. « Coucou Caca. J’espère que ça va. Papa et Roan ne sont pas très contents, mais saches que je suis là si tu as besoin de discuter. J’espère que ta nouvelle vie te plaira. » Au moins une personne dans la famille qui était prête à me soutenir. Un sourire s’étira sur mes lèvres, je me sentis soudainement beaucoup moins seule. Le lendemain, c’est Malaya qui vint me rendre visite. Au départ, j’imaginais que nous aurions une grande conversation où je lui expliquerais que je ne supporte plus tout ça, etc. Mais au lieu de ça ma sœur ne fit que me faire remarquer que tout comme Roan et mon père, elle voyait ça comme une trahison. Peut-être qu’avec le temps ils changeront d’avis. Je l’espérais vraiment en tout cas.

Une année était passée depuis que j’avais annoncé à ma famille que je souhaitais quitter le business familial. A présent, j’avais refait ma vie et j’étais franchement heureuse. J’avais 27 ans et j’avais réussi à réaliser mon rêve le plus cher : ouvrir ma propre pâtisserie. Elle était ouverte depuis quelques mois à présent et c’était vraiment une fierté pour moi. Les Solano ne m’adressent toujours pas la parole, enfin Malaya le fait de temps en temps et Sara ne m’en a jamais voulu. Elle passe même assez régulièrement dans ma pâtisserie pour prendre quelques délicieux petits desserts. Heureusement qu’elle a pu comprendre que je n’étais pas un monstre et que cela ne voulait pas dire que je détestais les Solano. Bien au contraire. C’était simplement ce business qui m’avait poussée à tout laisser tomber. Mais j’aimais toujours autant ma famille. Seulement certains ne voulaient pas le comprendre. Surtout pas Roan qui m’en veut encore plus que tous les autres. Même après une année, les choses ne semblent pas avoir vraiment évoluées. Enfin bref, ce jour-là je travaillais donc à la pâtisserie avec Sofia, mon employée depuis quelques semaines maintenant. Une demoiselle vraiment sympathique et qui travaillait parfaitement bien. Je lui demandais de s’occuper de la vente durant quelques minutes, le temps que je puisse m’occuper de quelques affaires dans l’arrière-boutique. Mais à peine avais-je pu m’asseoir à mon bureau et ouvrir mon ordinateur portable que Sofia arriva vers moi avec un petit sourire. « Il y a quelqu’un qui veut te voir Camilla. Il dit que c’est une vieille connaissance. » Je fronçais les sourcils et me relevais de ma chaise. « Oh et il est franchement canon au passage. » Je tournais mon regard vers mon employée qui affichait un immense sourire. Qui pouvait bien venir me rendre visite aujourd’hui ? Une vieille connaissance ? Je ne voyais vraiment pas qui cela pouvait bien être. Je me dirigeais vers le petit comptoir de ma pâtisserie et m’arrêtais net lorsque je découvris qui se trouvait là dans ma pâtisserie. « Aaron. Mais… Qu’est-ce que tu fiches ici ? » Le jeune homme afficha un immense sourire alors que de mon côté je n’en revenais pas. Aaron était de retour à Londres, c’était incroyable. « Et bien je suis de retour à Londres. Pour de bon et totalement clean. » Aaron n’avait franchement pas changé, il avait toujours ce magnifique sourire sur son visage et des yeux à tomber. Il avait peut-être meilleure mine, sans doute le fait d’avoir arrêté l’alcool. Un large sourire finit par s’étirer sur mon visage et je contournais le comptoir pour aller le retrouver et le prendre dans mes bras. « Oh Aaron, ça me fait tellement plaisir de te voir. » C’était vrai j’étais vraiment contente de le retrouver et surtout de savoir qu’il était clean à présent. J’étais vraiment fière de lui. Il avait réussi. « Je suis passé à l’hôtel tout à l’heure, je pensais que c’était là-bas que je te trouverais, mais ta sœur Sara m’a indiqué cette pâtisserie. Tu ne travailles plus à l’hôtel ? » Je secouais la tête de droite à gauche. « Non, c’est une longue histoire à vrai dire. Quelque chose de compliqué ! » Je me souvenais soudainement que mon père m’avait ordonné il y a une année en arrière de ne plus jamais revoir Aaron Rivers. Ca n’avait pas été difficile de respecter son souhait durant l’année écoulée puisqu’Aaron n’était plus en ville, mais à présent qu’il était de retour je savais parfaitement bien que je ne pourrais pas résister à la tentation de le voir. Pourtant, je savais de quoi mon père serait capable si jamais il apprenait que je voyais Aaron. Il m’en voulait vraiment pour tellement de choses à présent qu’il serait bien capable de trouver un moyen de me gâcher la vie. « J’ai tout mon temps tu sais. » Il affichait un immense sourire alors que de mon côté je ne savais plus vraiment ce qu’il convenait de faire. Je commençais à sentir la panique monter de plus en plus. Papa avait certainement fait surveiller ma pâtisserie, il en était tout à fait capable. Il avait besoin de s’assurer que je ne divulguerais pas d’informations importantes à qui que ce soit. Mais bien sûr je ne ferais jamais une chose pareille. Cependant, il ne pouvait pas voir Aaron en ma présence. Je ne savais vraiment pas ce qu’il serait capable de faire. « Aaron, il faut que tu partes et vite. » Je le poussais en direction de la sortie alors qu’Aaron protestait. Il ne voulait évidemment pas partir et il ne comprenait pas pourquoi je lui foutais dehors de la sorte. « Je… Désolée ! Je suis obligée. » Je refermais la porte de ma pâtisserie et poussais un soupir. Même après une année sans avoir adressé la parole à mon père et après une année loin du business familial, j’en arrivais encore à redouter ce qu’il pourrait me faire. C’était tout de même grave. Quelques secondes plus tard la porte s’ouvrit et Becca, ma meilleure amie fit son entrée. J’affichais un large sourire et la pris dans mes bras, comme à mon habitude. « Camilla, je crois que je viens de croiser Aaron, tu sais le mec dont tu m’as tellement parlé. » Becca était au courant de mon histoire avec Aaron, bien que j’avais modifié quelques parties de l’histoire. Elle ne savait absolument pas qu’Aaron était un drogué, elle ne savait évidemment pas non plus que je l’avais rencontré alors que j’étais censée lui livrer sa drogue. Pour elle, nous nous étions simplement rencontrés dans un bar. Elle savait aussi qu’Aaron ne voulait pas quelque chose de sérieux et qu’il était parti. Cependant, elle ne connaissait pas les réelles raisons de son départ. Ca m’énervait de devoir mentir à ma meilleure amie. « Tu crois ?! Tu as dû le confondre avec quelqu’un d’autre Becca, tu sais bien qu’Aaron n’est plus à Londres. » Et voilà encore un mensonge. Je m’en voulais vraiment de mentir comme ça à ma meilleure amie. Mais en même temps, c’était pour son bien. Voilà où ma vie en est à présent. J’ai fini par m’affirmer et quitter le business familial pour réaliser mon rêve. Mais j’en reviens à redouter encore une fois les actions de mon père face au retour d’Aaron dans ma vie. Tout ceci est encore une fois beaucoup trop compliqué…


Dernière édition par Camilla Solano le Lun 28 Mar - 15:22, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: camilla + hello from the overside.   Sam 26 Mar - 11:22

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